COR 14-18 · 2026
1 jeune sur 3 souffre de troubles psychiques. 40 % des moins de 25 ans vivent une solitude chronique. La relation humaine se virtualise à une vitesse inédite.
Nous avons écouté 365 adolescents - et entendu un désir puissant : construire des relations vraies, faire confiance, vivre en grand.
Ce que disent les données · Europe francophone 2024-2026
des adolescents vivent avec des troubles psychiques en France et en Suisse
OMS Europe / UNICEF-Unisanté, 2024
des moins de 25 ans déclarent une solitude chronique - contre 7 % chez les plus de 65 ans
IFOP / Astrée, 2024
des 18-24 ans se sentent régulièrement seuls tout en passant 5h+ par jour devant un écran
IFOP / Goodflair, 2024
des jeunes recourent désormais à l'IA pour des questionnements strictement personnels
Ipsos France, mai 2026
Pourquoi agir maintenant
Les rapports institutionnels convergent - OMS, CESE, HCFEA - vers un même diagnostic : les adolescents ne manquent pas d'informations sur l'amour ou la sexualité. Ils manquent d'adultes pour les accompagner, de repères relationnels, et d'espaces sécurisants pour comprendre ce qu'ils vivent.
« Ce n'est pas tant la souffrance seule qui domine le tableau que la complexité croissante d'expérimenter le lien : les codes relationnels, qui s'acquièrent dans l'épreuve du temps, de la friction et de la réciprocité, se retrouvent court-circuités par l'hyperconnexion. »
Enquête COR 14-18 · État des lieuxEnquête COR 14-18 · 365 jeunes entendus
365 répondants · 85% de 14 à 18 ans · France, Suisse, Luxembourg · Mars-juin 2026. Questionnaire digital & papier. Un exercice d'écoute...
L'amitié avant l'amour romantique
79,3 % citent l'amitié comme thème qui les touche - devant l'amour (69,8 %) et très loin devant la sexualité (20,4 %). Le résultat le plus contre-intuitif de l'enquête.
La confiance comme question prioritaire
« À qui je peux vraiment faire confiance ? » - le score le plus élevé de toute la section. Ce n'est pas une question abstraite. C'est une urgence pratique et vécue.
Le tête-à-tête, pas la vidéo
85,8 % consomment des vidéos courtes chaque semaine. Pourtant, seuls 15 % citent ce format comme vecteur d'un vrai déclic. Ce qui transforme : la présence et le témoignage.
La sécurité émotionnelle avant tout
« Que les personnes soient honnêtes » (76 %) et « ne pas être jugé·e » (75 %) dominent les conditions pour parler. La durée courte ne joue qu'un rôle marginal (26 %).
« Les jeunes ne formulent pas leurs besoins depuis le manque. Ils formulent leurs besoins depuis le désir : ils veulent des relations vraies, des interlocuteurs honnêtes, un espace où la parole ne coûte pas trop cher. »
Enquête COR 14-18 · RésultatsVersion non finale · Juin 2026 · 365 répondants
Ce que les données nous demandent de construire
L'état des lieux et l'enquête convergent vers des implications concrètes. Il ne s'agit pas de produire plus de contenu - les jeunes en sont saturés. Il s'agit de créer les conditions d'une expérience relationnelle réelle.
01
L'amitié comme porte d'entrée
Partir de ce que les jeunes vivent en premier - l'amitié, le désir d'appartenance - plutôt que d'aborder la sexualité ou l'amour romantique d'emblée.
02
La présence incarnée d'un adulte
Ce qui produit des déclics, ce n'est pas le contenu : c'est la présence d'un être humain dont l'engagement est suspendu à un choix libre d'être là.
03
Le micro-groupe comme laboratoire
76 % des jeunes préfèrent le tête-à-tête ou le trinôme pour aborder des sujets personnels. C'est la structure minimale d'une transformation intérieure réelle.
04
Partir de l'expérience, pas de la doctrine
Le ton expert arrive systématiquement dernier (3,22/5). Chaque séquence part d'une expérience vécue avant de proposer un éclairage anthropologique.
05
Différencier filles et garçons
Les filles ont besoin d'un cadre protégé (84 % : "ne pas être jugée"). Les garçons ont besoin d'authenticité et d'une entrée par l'action concrète.
06
Un ancrage théologique solide
La Théologie du Corps de Jean-Paul II suit le même mouvement que les données : partir de l'expérience concrète pour progresser vers le sens.
Le parcours · Aimer en Grand
Le parcours suit un mouvement constant : partir de l'expérience vécue, la reconnaître, l'éclairer, et permettre un choix libre. Format 90-120 min par session, ou week-end intensif. Ancré dans la Théologie du Corps de Jean-Paul II.
Session 01
L'amitié : première école du don
La confiance, le discernement, la différence entre relation et connexion.
Session 02
Le corps : lieu de présence
Mon corps dit quelque chose de vrai sur ma capacité à donner et à recevoir.
Session 03
Les émotions et la liberté intérieure
Lire les émotions comme des signaux, les intégrer dans un mouvement vers le bien choisi.
Session 04
Aimer librement : l'altérité
La différence entre désir et don, entre attraction et engagement.
Session 05
L'amour en vérité
L'amour comme choix qui demande vérité, liberté et maturité.
Session 06
Se donner : la vocation
Pour qui et pour quoi suis-je prêt·e à m'engager ?
Déploiement en cours
Pilote lancé à Lausanne (retraite en montagne, janvier 2027). Réseau de mentors TOB (Theology of the Body Educators) en cours de constitution.
Rejoindre le projet
Que vous soyez éducateur, animateur, responsable pastoral ou simplement convaincu que les 14-18 ans méritent mieux - il y a une place pour vous dans ce projet.
Coordination
Messiane Cazé
Master Théologie du Corps · ITC Lyon
Animateur · Porteur de projet local · Mentor TOB · Chercheur · Journaliste